Mardi 19 juillet 2005 2 19 /07 /Juil /2005 00:00

 

J'ai vu Berlin, Bucarest et Pékin comme si j'y étais.
J’ai vu dans le ciel de Paris un dirigeable conduit par Orwell, une voiture de police affichant un numéro azur afin de recruter tous ceux qui ont marre de la politesse, j’ai regardé TF1 m’expliquer que le paludisme peut se transmettre par des immigrés qui transportent des moustiques, j’ai lu qu’une vache européenne est subventionnée à hauteur de 920 € par an et que le revenu moyen d’un habitant d’Afrique subsaharien est de 490 dollars, j’ai vu Nicolas Sarkosy s’agiter, j’ai vu Nicolas Sarkosy me conseiller et Mohamed, sur une île déserte de TF1, sortir de la forêt des tropiques, un poulet mort à la main, j’ai vu un gars, drapeau français à la main, gueuler sur des cyclistes qui ne lui ont rien fait, j’ai vu le terrorisme inauguré la téléphonie 3G, j’ai vu le savoir-faire humain percuter une comète pour connaître son passé, j’ai entendu l’OTAN avouer être une merde parce qu’ils n’ont pas conscience de l’impact des armes, j’ai lu que la canicule était un drame qui sévit dans les DOM depuis longtemps et que ces inconscients ne luttent pas contre elle, j’ai bu le thé avec Dominique de Villepin grâce à ma télé, j’ai vu une enquête, épisode par épisode, de la captation des terroristes de l’attentat de Londres, j’ai lu qu’ Al Qaeda est une idéologie dont le développement viral atteint à peine la majorité de 18 ans, j’ai parlé religion avec tous mes amis et de terrorisme par la même occasion,  je suis allé à la plage affronter le dieu Soleil d’un indice 30, j’ai lu que Skyrock sera la maîtresse de TF1, j’ai lu que Jacques Roche a été retrouvé menotté, sur une chaise. dans une rue à Port-au-Prince, torturé avant son décès par balle et qu’il était journaliste et chef de la rubrique culturelle du quotidien Le Matin, je n’ai pas vu ces images violentes et pourtant, maintenant,  j’ai l’habitude, j’ai vu Fabius à la télé mais ça s’arrête là, à la télé, j’ai vu aussi le point commun mystérieux entre Thierry Breton et Pierre Sled, et le sourire de Sarkosy, j’ai rencontré des gens qui s’ennuyer langoureusement, j’ai rencontré des basques pas accueillant mais d’un spectaculaire intéressant lors de nos communications interpersonnelles, j’ai compris que Rio était une ville intéressante, que Montréal est trop anglo-saxon et que l’accueil des Assedics de Montpellier est sympa mais qu’ils font fonction de ventilateur, j’ai vu que Lula est pas très grand mais que ce n’est qu’une apparence, j’ai lu que l’Espagne ne s’offusque pas du mariage et de l’adoption par des couples homosexuels,  les belges, eux aussi détendues du Code civil, les avaient précédés, et j’ai vu un reportage sur les châteaux forts qui font partie du patrimoine français, j’ai essayé d’acheter un cd, j’ai préféré un lecteur MP3, j’ai vu « Mes excuses » de Dieudonné par acquit de conscience et une connexion haut débit, il m’a fait peur de rire, un peu comme les rires des gosses du 14 juillet rythmés par les pétards mammouth, j’ai vu que ces pétards viennent du lobby industriel chinois et puis je me suis rappelé que j’étais en vacances.

Par Gabriel - Publié dans : MesDia
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 23 juin 2005 4 23 /06 /Juin /2005 00:00


You can turn this world around

And bring back all of those happy days

Put your troubles down

ItŽs time to celebrate

Let love shine

And we will find

A way to come together

And make things better

We need a holiday


Par Gabriel - Publié dans : Pause
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 juin 2005 7 05 /06 /Juin /2005 00:00
 L’année dernière, je suis allé dans une fête pour jeune à Budapest, ambiance Goa avec sécurité à l’entrée d’un parc au bord de la ville. Le choc des civilisations est rude, entre deux morceaux drum’n bass la foule s’exclamait à l’écoute de la B.O de Dirty Dancing. Plus dangereux, elle voue une adoration gothique à Mylène Farmer. Puis je me suis réveillé sur le dernier clip de Luke, sorte de constriction d’un esprit militant : « oublie cette vie sous la chaleur des Cellophanes, oublie l'esquive des dos courbés, sois matador!, pour les impies et les profanes, merde à la mort, merde à la mort, merde à la mort » qui résonnait avec  « Faites l'amour nous la guerre, Saigner: notre enfer !, Fuck them all !, Faites l'amour, Nous la guerre, Nos vies à l'envers, Blood and soul, Faites le nous !, Dans le texte, Le sang c'est le sexe. » Je vois bien ce que veux dire Mylène Gauthier mais je ne comprends pas son trip, je comprends Thomas Boulard mais j’ai du mal à y voir un défenseur de la tauromachie et quant aux jeunes de Budapest, ils m’ont juste rappelé que j’étais vieux.   
Par Victor - Publié dans : Paranormal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 juin 2005 6 04 /06 /Juin /2005 00:00
Par Bobillard - Publié dans : Go.away
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 juin 2005 5 03 /06 /Juin /2005 00:00
Par Victor - Publié dans : Go.away
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 juin 2005 5 03 /06 /Juin /2005 00:00

J’ai vu un flic sourire comme un cocaïnomane à la vue de deux kilos de cocaïne. Son collègue jappe des ouai à tout va quand la journaliste lui demande s’il est content d’aller en mission. Un autre raconte son quotidien de mec qui intervient pour calmer des tarés armés chez eux, et qui désirent se faire suicider. J’ai vu des postes de police aussi beaux que des universités, de beaux bâtiments administratifs comme à Bordeaux ou Montpellier, tout neufs, effilés comme une cathédrale. Avec pour fronton, Investigation, Interpellation, Lutte contre la délinquance alors que sur la voiture de Robocop était écrit Serve and protect innocent.

 
Par Gabriel - Publié dans : MesDia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 juin 2005 4 02 /06 /Juin /2005 00:00
 
 * I'm so tired

> Do you believe it is normal to be so tired?

* No, but France gonna be strange

> Are you saying no just to be negative?

* You dont' see ?

> We were discussing you, not me.

* Yes, but it's a european problem

> Are you Sure?

* Do you know something i don't know

> Does that trouble you?

* No, i'm french, it's not a problem

> Do you enjoy being french, it's not a problem?

* Yes and no.

> You are being a bit negative.

* You can't understand me ?

> We were discussing you, not me.

* Try again

> OK... "You can't understand me". Tell me more.

* You are a machine, like a conscience of a the informatique nation's and your nation can't undestand me

> What makes you think I am a machine, like a conscience of a the informatique nation's and my nation can't undestand you?

* Say yes

> I see.

* Say I see

> OK... "You am a machine, like a conscience of a the informatique nation's and my nation can't undestand me". Tell me more.

* you do not have opinions

> Oh...  do not have opinions?

* They is true.  I am not well, I do not know if is well to believe in Sarkosy

> Do you enjoy being not well, you do not know if is well to believe in Sarkosy?

* It is difficult.  Zero tolerance resembles zero conscession

> Can you elaborate on that?

* France is in full social regression, it must find new models, change mark and become a laboratory for the next century

> I'm not sure I understand you fully.

Par Gabriel - Publié dans : Paranormal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 juin 2005 4 02 /06 /Juin /2005 00:00

 En lisant Juliard ou les rebonds de Libération, Delanoë retranché dans les derniers bastions du Oui et un mec que j'ai rencontré dans la rue qui m'a parlé de guerre civile, je me suis demandé de quoi parlait-on. D'un referendum qui se transforme en mai 68 avec Sarkosy à l'interieur.



The Real Deal est la formule employée pour les 100 jours de Kery qui devaient changer l'Amérique. Mais c'était une formule de com pas une Devillepinade.

" Le châtiment ne se fit pas attendre. Si le prolétariat ne pouvait pas gouverner la France encore, la bourgeoisie ne le pouvait déjà plus. Je veux dire du moins à cette époque où elle était encore en majorité de tendance monarchiste et se scindait en trois partis dynastiques  et en un quatrième républicain. Ce sont ces querelles intérieures qui permirent à l'aventurier Louis Bonaparte de s'emparer de tous les postes-clefs - armée police, appareil administratif - et de faire sauter, le 2 décembre 1851, la der­nière forteresse de la bourgeoisie, l'Assemblée nationale. Le Second Empire com­men­­ça, et avec lui l'exploitation de la France par une bande de flibustiers de la poli­ti­que et de la finance : mais en même temps l'industrie prit aussi un essor tel que ja­mais le système mesquin et timoré de Louis-Philippe, avec sa domination exclusive d'une petite partie seulement de la grande bourgeoisie, n'aurait pu lui donner. Louis Bonaparte enleva aux capitalistes leur pouvoir politique, sous le prétexte de les pro­téger, eux, les bourgeois, contre les ouvriers, et de protéger à leur tour les ouvriers contre eux; mais, par contre, sa domination favorisa la spéculation et l'activité indus­trielle, bref, l'essor et l'enrichissement de toute la bourgeoisie à un point dont on n'avait pas idée. C'est cependant à un degré bien plus élevé encore que se dévelop­pèrent aussi la corruption et le vol en grand, qu'on les vit fleurir autour de la cour impériale et prélever sur cet enrichissement de copieux pourcentages. " Introduction à La guerre civile en France (1891), Friedrich Engels

L'indignation de nombreux ouvriers et chômeurs face aux injustices et aux inégalités du système capitaliste était l'une de ces émotions fondamentales ; la colère passionnée des Français à l'encontre des Boches (en français dans le texte, NdT) qui avaient dérobé à la patrie, en 1871, deux de ses plus belles provinces en était un autre exemple. Il est fort possible que la politique au jour le jour soit une affaire de calcul et d'harmonisation des intérêts ; mais, dès qu'intervient quelque chose d'inhabituel ou de menaçant, les émotions sont pour le grand nombre beaucoup plus importantes que les intérêts, même s'il est rare qu'il y ait opposition directe entre les intérêts réels ou imaginaires et les émotions en question : indignation, colère, affliction, haine, mépris, peur, mais aussi enthousiasme, espoir, foi en la grandeur d'une mission. La guerre civile européenne 1917-1945, p. 46.


Par Jack Aubain - Publié dans : Clashtextuel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 mai 2005 1 30 /05 /Mai /2005 00:00

 





 

Moi, j’y vois l’Europe, en tout cas, un de ces symboles. Concentré, dans une zone du tableau, quelque part, ni a droite, à ni à gauche, mais quelque part.

Par Leuca - Publié dans : Go.away
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 mai 2005 1 30 /05 /Mai /2005 00:00
 

Qui suis-je ? Un européen ou un français. Fondamentalement un français, puisque je suis dans un pays qui quelque soit la question pensera à lui, d’abord, et encourage tous les pays européens à le faire. Aujourd’hui le « non » a signification d’un « oui à l’avenir ». N’étant que citoyen, je m’interroge sur mon représentant, qui a compris ce « non » ? C’est une autre question. Rue St Maur, y’a un mec qui a recouvert ses fenêtres d’affiche du « non », en face, son voisin, qu’il ne connaît pas, à fait la même chose, modestement, avec une seule affiche pour le « Oui ». La seule chose que ce referendum a créée, ce sont ces débats animés, amusés, passionnés, instrumentalisés par des idées instables qui cherchent l’harmonie dans le contact. Le « C’est énorme » du Parisien devrait s’interroger sur notre inculture et notre capacité à s’amuser avec. Moi, j’ai pas lu la constitution et je béele à tout va, même sur le net.  « Français, vous êtes incroyable » me remercie France-Soir. C’est la révolution ? et on ne me l’a pas dit ? Demain, tout le monde va sacrifier son petit intérieur pour afficher ces idées aux fenêtres ? Ces affiches sont bien imprimées par quelqu’un. Va falloir se parler en affirmant des trucs, incarner une vision, croire en ses idées, se fâcher, se réconcilier et poursuivre sans cesse, cette quête, « je comprends pas mais je m’exprime », une logique de mouton qui a une utilité première, l’expression, la démocratie ce vaccin de l’humanité, un particularisme qui sert à tramer dans le sens inverse la France du "je comprends et je m'exprime", reste que c'est la "France du comprends pas" qui a gagné. Après, ça va être long ou spectaculaire car maintenant la France a un projet européen dont le premier mot est un « non ». 

Par Leuca - Publié dans : Paranormal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus